3 oct. 2019

Col des Mines à la cabane du Mont Fort

Ce matin, le ciel est bleu bleu bleu. Il n’y aura que quelques nuages et des visiteurs d’autres mondes. Aujourd’hui encore, j’improvise ma journée. À la suggestion de Jessica, elle me propose de faire l’une ou l’autres des montées suivantes: le col des Mines, la crête de Marlène ou la cabane du Mont Fort. Alors pourquoi ne pas monter au col des Mines, que je n’ai jamais fait.


Aujourd'hui, la remontée entre Le Châble et Verbier est ouverte tout comme celle vers Les Ruinettes. Il en coûtera 38CHF. Pour avoir une meilleure vue sur le massif du Mont Blanc, je monte plus haut vers La Chaux. Photos et demi-tour vers Croix de Coeur. 









Pour rejoindre le col des Mines, l’accès se fait à mi-chemin entre Les Ruinettes et Croix de Coeur. Il s’agit d’une petite montée tout en mollet de quelques 200 mètres de dénivelé. Rien de mieux pour replacer le déjeuner dans l’estomac. Ça prend le temps qu’il faut avec quelques arrêts photos et pour reprendre mon souffle. 



Arrivé au sommet à 2320m, il y a un vététiste qui me suit. Je vois cinq sentiers de randonneurs qui partent de ce point. Les deux premiers sont éliminés, ils montent beaucoup plus haut sur des sentiers pentus très accidentés. Je demande au jeune s’il me recommande un sentier plus qu’un autre pour rouler sans trop de portage de vélo au lieu de redescendre par le même sentier que nous avons monté. Il me propose l’un d’eux qui descend vers La Tzoumaz. Je demande si la télécabine est en fonction aujourd'hui entre la Tzoumaz et Savoleyres. Elle l’est aujourd’hui pour la dernière fois cet automne. Je suis chanceux. Donc je descends pendant que lui choisit un sentier plus accidenté. 

Le sentier choisi se rend à Les Plans à 2120m, soit une petite descente de 200 mètres exactement dans un sentier par endroit trop étroit pour pédaler dans la partie pentue. J'ai donc marché à côté du vélo à deux reprises. Après, ça devient roulant jusqu’à Les Plans. La Tzoumaz se situe à 1510m, donc il reste encore des sentiers à faire pour rejoindre la télécabine. 























Au 3/4 de la descente, je croise le canal d'irrigation. Interdit aux vélos, je prends la chance et j’y roule un peu. Je sais que plus loin, je rejoins un sentier déjà roulé l’an dernier. À la croisée des deux sentiers, je revois David, le jeune vététiste croisé là-haut. Si vous le voulez, je peux vous mener au flow trail (le sentier de descente de La Tzoumaz, dont j’ai fait quelques virages deux jours plus tôt là-haut). Bien sûr, je vais suivre, mais il ne faut pas m’attendre une fois dans la trail, j’irai à mon rythme. 


Une fois à La Tzoumaz, David me propose de remonter ensemble. On fera la jasette sur les sentiers et une fois au sommet de la Savoleyres, je le laisse rouler. 



Puisque la télécabine est ouverte, pourquoi ne pas s’y lancer à nouveau et faire tout le sentier de descente jusqu’en bas. J’étais loin de vouloir faire ça en me levant, mais tant qu’à y être, go. Je vais naturellement recroiser le même endroit où j’ai coupé pour faire la dernière section avec mon guide improvisé il y a une demi-heure.






De retour au sommet, je décide de remonter plus haut d'une trentaine de mètres pour avoir un point de vue 360 sur la vallée du Rhône et celle de Verbier. Et tant qu’à y être, pourquoi ne pas joindre le col de la Marlène à 2314m. Je redescends et remonte vers le col.
















Une fois au col, pourquoi retourner sur ses pas alors qu’il y a un beau sentier vide de randonneurs qui redescend vers les pâturages abandonnés de tous quadrupèdes. Il faut simplement mesurer chaque coup de pédales, parce que la pédale gauche du côté montagne accroche aux endroits où le sentier se rétrécie. 




Je poursuis ma descente jusqu'à Mayen du Bri alors que je croise un panneau indiquant la direction de la crête de la Marlène. Et pourquoi pas? Je remonte vers la crête à 2050m. C’est très venteux et il ne faut pas se tenir au bord de la falaise pour risque d'éboulis. On y voit tout en bas, Vollèges en premier plan, le Val Ferret et Sambrancher à l'intersection du Val Ferret et Val de Bagnes.










Je remonte à nouveau dans les pâturages pour redescendre sur Verbier par de nouveaux sentiers que j’évalue et choisi à vue d’oeil d'en haut. 














Je passerai par Chevillard et Les Plampras où il y a une grosse randonneuse affamée qui bloque le sentier, je lui demande le passage, mais elle ne coopère pas. Je dois la contourner.







Arrivé à Verbier, il fait 26C, une première au-dessus de 15C depuis mon arrivée en Suisse. J’en profite pour retirer mon kit de ski de fond, il fait chaud. Ce matin, il faisait tout juste 8C en quittant avec mon petit bonheur vers les hauteurs.


Il est passé 15h00, tout est fermé sur Verbier, je remonte donc vers Les Ruinettes. Une fois en haut, tant qu’à y être, pourquoi ne pas me rendre à la cabane du Mont-Fort. J’aurais donc fait les trois endroits suggérés par Jessica ce matin. Je ne pensais pas en rouler autant.

À partir de Les Ruinettes, je dois me rendre à La Chaux sur quelques kilomètres. Pendant ce temps, le ciel se couvre d’ovni, dont le vaisseau amiral est juste au-dessus du massif du Mont-Blanc. Pour le moment, il n’y a pas de menaces d’attaques de petits bonhommes verts. Un mammouth s’occupe de monter la garde.




De La Chaux, je vois très bien de l’autre côté de la vallée mon ascension d’hier vers la cabane de Brunet. Avec ma patte gauche toujours douloureuse, je ne pensais pas y arriver. Il faut souffrir pour avoir accès à de beaux paysages.



De La Chaux, je monte à la cabane du Mont Fort, une ascension de 357m avec le peu d’énergie qu’il me reste. Pour faire plus vite, je prends la route de montagne de services, tout aussi cahoteuse que les sentiers, mais moins pentue, plus longue et beaucoup plus large. 








À 16h00 pile, je suis à la cabane du Mont Fort à 2457m. Elle est malheureusement déjà fermée pour la saison estivale, et réouvrira pour la saison de ski qui débutera dans quatre semaines. Photos d'usage en m'assurant qu'aucun bonhomme vert débarque, et c'est déjà la descente. Pour éviter de refaire le très beau sentier de l'an dernier, j'en emprunte un plus au nord pour rejoindre La Chaux, faire le canal d'irrigation jusqu'à Les Ruinettes, et faire la descente vers Clambin. 



En juillet 2018, la descente du col des Gentianes avait été faite dans la neige. Aujourd'hui, plus une trace de neige, mais attention, la saison de ski est déjà prévue ouvrir dans quatre semaines, ce qui veut dire que cette longue descente à partir du col à 2901m, sera toute blanche.








Une fois au hameau de Clambin, j'ai le choix de refaire la descente d'il y a deux jours, ou prendre la direction de Verbier par de nouveaux sentiers et improviser la descente jusqu'à l'hôtel.

Par sentiers, je passe par Médières et je ferai du portage de vélo à deux endroits trop accidentés avant d'arriver à Les Vernays, pour finalement rejoindre l'hôtel à 17h45 avec quelques 70km de roulé aujourd'hui.

Ce matin, le groupe des hollandais ont quitté vers 9h00 et à mon arrivée ce soir, ils ont été remplacés par un couple début soixantaine de la Nouvelle Zélande. Ils étaient à Zermatt en même temps que moi, mais nous ne nous sommes pas croisés, Zermatt étant très grand.

Je leur donne quelques conseils et propositions de sentiers à faire à Verbier. Ils seront naturellement accompagnés d'un guide, mais ils voulaient quand même m'entendre sur des propositions, puisque maintenant avec mes deux séjours à Verbier, j'ai cumulé 14 jours de découverte de sentiers en deux visites.

La dame aurait bien aimé que je les accompagne, mais ce sera pour une prochaine fois. Je lui ai laissé toutes mes provisions d'électrolytes en trop et elle était bien contente puisqu'elle ne savait pas où en trouver. J'en avais apporté beaucoup trop en pensant être sous les chaleurs d'été, alors que je n'ai presque rien utilisé.