26 sept. 2019

Hohtalli à 3273m

Au levé, c’est gris sur Zermatt. Je consulte donc le site web de Zermatt et les webcams. Voici la vue du Matterhorn de Sunnegga à 8h00 ce matin. Je descends immédiatement déjeuner pour monter là-haut. Le temps peut changer rapidement, il faut faire vite, mais moins vite qu’avant hier. 


Je me rends sur l’artère principale du village pour aller chercher mon sandwich. Je suis maintenant un client régulier à chaque visite à Zermatt de cette boulangerie et un régulier cette semaine. Je suis passé avant au bike shop parce que j’avais laissé mon vélo la veille pour ajuster la suspension qui est aussi rigide que le Matterhorn. Pour être certain d’être plus haut que les nuages, je monte en direction du Gornergrat (3089m) au lieu de Sunnegga (2288m). 

La montée se fait dans les nuages, et malheureusement, le temps a changé depuis ce matin. Je me rends donc jusqu’au Gornergrat et je monte au point 360 plus haut. Les nuages plus bas y sont toujours mais il y en a maintenant beaucoup plus haut, et le Matterhorn est malheureusement masqué dans la ouate. 






Je décide de descendre 100m plus bas pour prendre le chemin de service qui mène au sommet du mont Hohtalli à 3273m. Il fait très froid et je décide d’enfiler mes gants chauffants, ma tuque et mon faux col en merinos.  




À 3134m, j’abandonne l’ascension. J’ai les pieds gelés, il vente fort, et la neige se met de la partie. Je suis presqu’au sommet mais avec une pente de 34%, vous avez bien lu, c’est difficile de trouver son air et la force avec mon sac à dos de 7kg. Je pourrais bien compléter les derniers mètres à pied à côté du vélo, mais il me manque des bas chauffants. Le sommet est tout à côté avec son téléphérique hors fonction. Je suis maintenant plus haut que le Gornergrat au loin, et les nuages recouvrent toujours le Matterhorn. 





Je redescends sur mes pas et je dois augmenter le chauffage des mains. La climatisation ici est au maximum, surtout en descente. Le seul défaut de ces gants achetés en août est que je ne peux pas fermer la fermeture. Lorsque j’ai essayé les gants, je ne portais pas de montre et aucun manteau. Maintenant, avec une montre et un manteau, ça ne ferme plus.





Je m’improvise une route pour joindre Riffelberg, pour ensuite descendre plus bas. Mais arrivé à Riffelberg, je décide de remonter à Rotenboden pour rouler la tête dans les nuages. Il fait toujours aussi froid mais pour une fois que je peux rouler la tête dans les nuages, pourquoi pas. 


À Rotenboden, pas question de s’éterniser. Go go go, il faut rouler pour ne pas geler des pieds. Direction lac Riffelsee et je descends vers la chapelle à Riffelberg sans arrêt photo.




À Riffelberg, j’emprunte la trail de MTB sans rouler la section en construction pour rejoindre le lac Grünsee au lieu de descendre par Riffelalp et Furi. 





À quelques mètres du Grünsee, les couleurs d’automne s’installent en altitude et je trouve même des bleuets sauvages du lac. Pas du lac St-Jean, mais du lac Grünsee. 





Arrêt photo du même Land Rover Defender 110 Epson Green photographié en 2015 et 2018. C’est le meilleur 4x4 pour la montagne, été comme hiver. Malheureusement, il ne s’est jamais vendu neuf au Canada si ce n’est que la version 90 en 1994, 1995, et 1997 seulement. Le nouveau Defender 2020 fera son retour au Canada dès le printemps prochain. 


Je poursuis ma descente vers Findeln.









À Findeln, je fais la conversation avec une résidente qui n’est pas encore descendu avec le désalpage. Je sais maintenant le secret du bon chocolat suisse. À la base, elle doit consommer l’herbe la plus fraiche possible et en altitude, l’herbe est loin des contaminants des grands centres. Le lait ainsi produit donne la touche secrète du bon chocolat suisse. Photos et je poursuis vers la falaise de la Gnarly Trail.






Je remonte vers un accès de la Sunnegga Trail pour terminer en beauté la descente vers Zermatt. Toutefois, en arrivant à l’intersection, je décide d’aller vers Ried que je n’ai pas roulé encore. Je remonte un petit sentier de randonneurs pour espérer avoir de beaux points de vue. Arrivé au bout du sentier, une dame sort d’une petite maison et me dit de rebrousser chemin. Je suis sur une propriété privée, comme toutes les maisons aux alentours. Je cherchais un sentier pour descendre vers Zermatt. 






Puisque le temps s’éclaircit finalement, je remonte à Sunnegga pour descendre la Sunnegga Trail d’un trail.



Je n’en ai pas encore assez, je remonte à nouveau à Sunnegga pour poursuivre jusqu’à Blauherd pour rouler jusqu’à Stellisee pour des photos.







Il est déjà passé 16h15 et il n’y a plus un touriste aux alentours. La raison est bien simple, le dernier départ vers Sunnegga en télécabine de Blauherd est à 16h30 et il faut au moins plus de 30 minutes pour faire le chemin à pied. 


J’en profite pour faire un panoramique et un vidéo 360. De plus, puisqu’au bureau je suis à nouveau absent pour une rencontre du département, j’en profite pour tourner un message de 60 secondes pour l’équipe.




Afin de relier Zermatt le plus vite possible, je repasse par Findeln qui est plus rapide et en ligne droite en altitude. De plus à cette heure, il n’y a plus de randonneurs sur les sentiers. 











Retour à l’hôtel et une bonne douche n’est pas de trop après plus de 56km aujourd’hui. Mon objectif de la journée était d’atteindre le sommet du mont Hohtalli, j’y suis presqu’arrivé. Ce sera pour l’an prochain. 

Je vais encore déambuler au village avant de souper. Je croise Franck Dubosc, mais il ne me reconnait pas. Au souper, je retourne dans un restaurant italien. Le serveur me dit à chaque fois Grazie Doctore. Est-ce que j’ai une face de médecin? 

Demain, Météo Suisse annonce des orages violent toute la nuit sur la Suisse et au lever, encore de la pluie. Ce sera également de la neige en hauteur. Ici, la vraie saison de ski commence dans un mois et demi, même si le ski se fait toute l’année au Matterhorn Glacier Paradise à 3883m. D’ailleurs on voit les télécabines sur les pentes fonctionner toute la journée.