26 sept. 2019

Sunnegga par temps gris

La pluie a arrosé le Valais toute la nuit et également jusqu’à mon départ pour les hauteurs en milieu d’avant-midi. Avec ce temps instable, je ne crois pas battre un record de distance aujourd’hui. En quittant l’hôtel, direction Sunnegga, je déciderai d’en haut ce que je roule aujourd’hui. Le ciel gris n’est pas menaçant pour le moment et la pression barométrique est stable. Je traine dans mon dos mon kit de pluie au cas. Je monte donc plus haut à Blauherd à 2618m et de là, je décide d’aller à Riffelalp en passant par Grünsee. 










À Riffelalp, des montons bloquent le passage. Après négociation, j’obtiens mon droit de passage avec les plus cornus. Ça doit être les chefs de bandes. 





Je poursuis la descente vers Furi pour aller rejoindre la Kate Moos trail qui fait le lien entre Furi et Zermatt toute en courbes et très roulante. Le ciel tient son manteau gris et arrivé à Furi, il y a espoir de voir un peu de bleu au-dessus de ma tête.




Je remonte à Sunnegga. Le ciel verse quelques larmes juste pour avertir que ça pourrait tomber plus fort. Je vois un sentier qui mène à Findel et je descends donc vers Findel en coupant par les champs sur un étroit sentier de randonneurs très pentu. À l’oeil vu d’en haut, c’est faisable en MTB. Go, je descends. 







De Findel, je reprends le sentier qui mène à l’endroit du crash de mon drone l’an dernier. Devinez, je vois mon drone quelques 10 mètres plus bas accroché à la falaise. Bien sûr, il est inaccessible en MTB et encore moins à pied. Je suis surpris de le voir, après avoir passé un hiver, il aurait dû descendre avec les accumulations de neige. Au retour à l’hôtel, je vais demander à Bernard s’il connait un alpiniste qui pourrait un jour faire la paroi et récupérer mon drone. Bien qu’il soit en morceau, ce qui m’intéresse est la carte mémoire avec mes vols de 2018 à Chamonix, Verbier et à Zermatt. Pour le reste du drone, il pourra prendre la route des poubelles.



Je poursuis le sentier pour aller rejoindre la dernière section de la Sunnegga Trail qui mène encore une fois à Zermatt. Le ciel versera encore des larmes sans toutefois se déchirer de peine.



Miracle, arrivé à la fin de la trail sur le chemin du retour à Zermatt, le ciel s’ouvre sur un beau bleu en un coup de vent. 




Il est passé 14h, je retourne au village m’acheter un sandwich et je vais prendre l’après-midi relax en flânant entre boutiques. Je retourne encore chez Icebreaker m’acheter un autre t-shirt à l’image de Zermatt. J’en profite pour voir le cimetière des alpinistes qui ont tenté l’ascension du Matterhorn sans jamais y revenir. Ce petit cimetière est adossé à l’église de Zermatt juste à côté du cimetière de Zermatt de l’autre côté de la petite rue.











Je vais ainsi flâner jusqu’au souper un peu après 20h. Je suis un des rares à souper à l’extérieur. Il fait tout juste 12C, frais mais pas glacial. J’en profite pour avancer mon texte sur mon retard de deux jours sur la terrasse vide d’un restaurant italien. J’irai même jusqu’à commander trois boules de gelato en dessert pour me réchauffer.









Il annonce encore de la pluie cette nuit, donc demain je m’ajusterai en fonction des sauts d’humeur de dame nature. Depuis les deux derniers jours, je planifie faire un aller-retour sur Lauterbrunnen pour aller y rouler une journée. Ce soir en voulant réserver mes billets de train (3h45 que pour l’aller), l’App de SBB/CFF indique que les vélos sont interdits entre Visp et Interlaken, et que je ne peux pas monter avec un vélo entre Lauterbrunnen et Kleine Scheidegg. Malheur puisque pour rouler en hauteur pour avoir une belle vue sur la vallée de Lauterbrunnen, je dois monter jusqu’à Kleine pour descendre par les sentiers de randonneurs à Wengen. Faudra que j’y retourne une autre fois lorsque j’aurai mon vélo dans sa boîte.